Assya, la femme de pharaon

Dans la péninsule arabique, en Egypte plus précisément, une reine du nom de Assya vivait dans la plus grande opulence, avec son époux, Pharaon, dans des palais immenses, entourés de jardins verdoyants où coulaient les eaux bleues et pures du Nil.

Assya était couverte d’or et de richesses par son époux et avait à son service des centaines de serviteurs et des milliers d’esclaves. Mais Assya n’était pas heureuse.

Son mari était un tyran imbu de sa personne qui s’était autoproclamé dieu et exigeait que tous ses sujets ainsi que sa cour le vénère.

Récemment, il s’était mis à exterminer tous les nouveaux -nés garçons venant des fils d’Israël car ses sorciers lui avaient assuré que l’un d’entre ces garçons allait mettre fin à son règne.

Pharaon était hautain sur terre; il répartit en clans ses habitants, afin d’abuser de la faiblesse de l’un d’eux : Il égorgeait leurs fils et laissait vivantes leurs femmes. Il était vraiment parmi les fauteurs de désordre.  (Al Qasas “Le récit” 28:4)

Pharaon était puissant, sans pitié et craint de tous.

Sa rencontre avec le prophète Moussa

Pharaon ordonnait de tuer tous les nouveaux nés des fils d’Israêl, se croyant ainsi à l’abri. Un jour, Assya et lui se prélassaient au bord du Nil quand ses hommes repêchèrent un panier dans lequel se trouvait un bébé qui semblait avoir été abandonné. S’apprêtant à le tuer, Assya s’interposa entre le bébé et les soldats et insista tellement auprès de Pharaon que ce dernier lui accorda le droit de garder le bébé.

Et la femme de Pharaon dit : « Cet enfant réjouira mon oeil et le tien! Ne le tuez pas. Il pourrait nous être utile ou le prendrons-nous pour enfant ». Et ils ne pressentaient rien. (Al Qasas “Le récit” 28:9)

Sans le savoir, Assya venait de sauver le prophète Moussa, futur ennemi de Pharaon qui mettra fin au règne de ce tyran.

Assya, la mère adoptive

Assya devint la mère adoptive du Prophète Moussa (alayhi salam). Elle le couvrit d’amour, l’éduqua et le protégea de Pharaon et de ses hommes. Moussa grandit au milieu de ses ennemis, entouré de l’amour sincère de Assya qui n’avait pu enfanter.

Plusieurs années plus tard, Moussa était devenu un homme.

Un jour, le mari d’une de ses servantes (certains disent qu’il s’agit du mari de sa coiffeuse) vint lui apprendre une terrible nouvelle : Moïse avait tué un Egyptien pour sauver un Hébreu après que celui-ci ait sollicité son aide !

Au moment où il lui racontait ce qui s’était passé, elle entendit Pharaon vociférer, faisant vibrer les murs du palais. Il cherchait Moïse et voulait qu’on le mette aux arrêts immédiatement. Il fallait que l’Egyptien tué soit vengé de cet hébreu inférieur.

Assya eut peur pour Moïse et elle se mit à implorer Allah, le Tout Puissant. Elle lui demanda de sauver Moïse des sanguinaires qui cherchaient à le tuer.

Elle envoya alors Ezéchiel, le mari de sa servante, qui lui aussi croyait en Allah de façon innée pour avertir Moïse de ce qui l’attendait afin qu’il puisse s’enfuir.

Ô Moïse, les notables sont en train de se concerter à ton sujet pour te tuer. Quitte (la ville). C´est le conseil que je te donne » (Coran 28.20)

Moussa quitta la ville laissant Assya seule avec Pharaon.

Assya fut ainsi séparée de Moussa à son grand désespoir.

La foi de Assya

Assya subissait les injustices de Pharaon mais refusait de croire en sa divinité. Elle était convaincue qu’il existait une force supérieure à Pharaon et ne crut jamais en lui.

Intuitivement, elle cacha soigneusement sa foi en Allah à Pharaon.

Lorsque Moussa, à son retour d’exil lui fit part de sa révélation, elle le cru immédiatement, confirmant ainsi sa foi inébranlable en Allah.

Sans pour autant avouer sa croyance, Assya essaya de convaincre Pharaon. Elle lui fit comprendre que Moussa était dan le vrai et que Haman, son sombre conseiller avait tord. Mais le doute continua de s’insinuer dans le coeur de Pharaon.

Pourquoi Moussa ne serait-il pas sincère alors que Haman, ton ministre, ne cesse de te raconter des mensonges ? Il déteste Moïse et voudrait que tu le haïsses toi aussi parce qu’il est jaloux et ne voudrait pas que tu écoutes quelqu’un d’autre que lui. C’est Moise qui as raison et Haman qui a tort.

La révolte de Assya

Assya avait énormément souffert du départ de Moussa mais elle avait trouver du réconfort auprès de sa coiffeuse, Machita, qui partageait la même foi qu’elle.

Un jour que cette dernière coiffait une des filles de Pharaon, elle fit tomber son peigne et s’écria : “Au nom d’Allah”. La fille de Pharaon découvrit alors que sa coiffeuse ne croyait pas en son père et la dénonça.

Les injustices de Pharaon atteignirent leur paroxysme lorsque ce dernier en fut informé. Il fit ordonner que l’on jette les enfants de Machita, la coiffeuse de Pharaon et elle-même dans une marmite d’huile bouillante.

Témoin du massacre et partageant la foi de sa coiffeuse, Assya ne put se contenir et déversa sa haine sur Pharaon.

« Malheur à toi, ô Pharaon, pour ce que tu as osé faire à l’encontre de Dieu Tout-Puissant. »

Pharaon fut surpris de constater que son épouse, Assya, sa reine croyait en Moussa et refusait sa divinité. Il crut un instant qu’elle était devenue folle.

Non, ce n’est pas un démon qui m’a touchée, mais la grâce de Dieu Tout-Puissant auquel je crois, ton Dieu et celui de tous les soldats et de tes ministres. C’est Allah, Dieu de tous les hommes !

Puis, il entra dans une colère noire, la fit arrêter et l’emmena dans le désert.

Il l’a fit écarteler attachant ses bras et ses jambes et l’exposa au soleil ardent. Il la tortura nuit et jour afin qu’elle renie sa foi.

Elle ne cessait d’invoquer son Seigneur dans son supplice et les anges venaient l’envelopper de leurs ailes pour la protéger du soleil et apaiser sa douleur.

Son rappel à Allah

Alors qu’elle était cruellement torturée par Pharaon, Assya fut rappelée à Allah après Lui avoir demandé de le sauver des griffes de Pharaon.

Et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit « Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son oeuvre; et sauve-moi des gens injustes ». (At-Tahrim “l’interdiction” 66:11)

Allah ordonna que soit ôté le voile des yeux d’Assia, qui vit sa maison construite au Paradis. Son visage s’illumina alors, et esquissa un beau sourire. Pharaon dit alors :

Regardez cette pauvre folle qui sourit lorsqu’on la torture !

Il ordonna que l’on jette sur elle un gros rocher pour la tuer, mais Allah reprit l’âme de son élue avant que la pierre ne la touche.

C’est ainsi que Assya rendit son âme pure et pieuse envers son Créateur. Allah lui fit construire un palais dans son vaste paradis et fit périr plus tard Pharaon dans les eaux de la mer.

Cet article est une compilation de diverses recherches. Certains passages ont été repris tels quels.

Sources :

islammedia.free.fr

lumieres-spirituelles.net

alkahflejournal.com

islam.myforumlive.com

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